Tampu tocco, Machu Picchu et les mystères des cités incas

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Partie I : Les écrits de Fernando Montesinos

Partie II : Origine et migration

Partie III : Les incas aujourd'hui

Partie IV : Paratoari & Pusharo

Partie V : Païtiti : cité du savoir

La position de Païtiti, l’el dorado

Les incas auraient caché leurs trésors à Païtiti. Que peut-on en déduire ?
Païtiti est, d’après les quelques textes qui y font référence, une ville située dans la jungle amazonienne où les incas auraient caché les montagnes d’or promise aux espagnols, dont une chaine en or de deux cents mètres dont les maillons faisait la taille d’un pouce. De nombreux explorateurs, archéologues et aventuriers ont passés des années à rechercher cette cité perdue. Souvent chacun de leur coté, désirant peur eux seul la gloire de cette découverte et peut être aussi l’or qui s’y trouverait. Certains se dirigent dans la zone de Madre de Dios, au nord est de Cusco. Cependant, en pensant d’un point de vue comportement humain, il semblerait que la position de la cité soit bien loin de cette zone. Nous avons déjà montré que, logiquement, la région d’origine des incas était au Nord de Cuzco, s’étalant de Ollaytantambo jusqu’au nord de Vilcabamba. Il paraîtrait invraisemblable qu’en ayant réuni les plus indiens les fidèles de l’incas dans cette région, ils aient décidé de placer leur or dans une région complètement différente et probablement anciennement sous le contrôle d’un autre peuple. Si effectivement ils n’avaient aucun espoir de s’en sortir et qu’ils aient voulu le cacher définitivement, pourquoi pas. Mais dans ce cas il existe des cachettes dans toutes les régions qui résisteraient à bien des recherches.Non, si Païtiti est bien la cité où les incas cachèrent leur or, elle se situe au Nord de Cuzco. La forêt amazonienne empiète sur les Andes à l’est mais aussi au Nord de Cuzco. La végétation autour de Machu Picchu, Vilcabamba est bien la jungle. Si l’Amazonie est la région caractérisée par l’étendue de jungle, alors on peut dire que sa limite est légèrement à l’est d’Ayacucho,  d’Huancayo…

Les autres limites de l’empire Amautas

Si les incas ont caché l’or dans cette cité, elle doit se trouver à une distance de Vilcabamba inférieure à celle la séparant de Cuzco. Vilcabamba devait en effet se trouver approximativement au centre de la zone d’origine des incas. Si Ollaytantambo sert bien à protéger cette zone des invasions venant du sud, l’équivalent devrait se trouver au Nord de cette zone, la protégeant ainsi d’invasion provenant du Nord. Il se peut également que des forteresses se soient situées à l’est et à l’ouest de la zone.Si Machu Picchu est Tampu Tocco et que les Chancas sont bel et bien un peuple originaire de la région d’Ayacucho. En considérant les écrits de Montesinos comme pertinent, on peut déduire qu’après une défaite à la forteresse du Nord ou de L’est de la zone des amautas, ancêtres des incas, ceux-ci transférèrent le corps de leur roi dans une zone éloignée de celle-ci, en particulier une zone située à la limite Sud du royaume pour échapper aux envahisseurs venant du Nord-Est. Cependant, il est probable que les Amautas aient disposé d’une ville d’importance dans la partie Nord de leur région. Partie dans laquelle eut lieu les troubles dont parle Montesinos car le pouvoir étant transféré au Sud, à Tampu Tocco, le nord devait se trouvait abandonné et peut être même sous le contrôle des Chancas. Sous le règne incas, ces régions furent de nouveaux contrôlées. Pour que Païtiti ne soient jamais découverte par les espagnols et pour laissé une chance aux derniers incas, il est probable que Vilcabamba se soient trouvé au sud d’une région habitée par les incas, mais que ces derniers aient voulu épargnée s’ils perdaient la bataille face aux espagnols. Païtiti pourrait être l’équivalent de Macchu Picchu par rapport à la forteresse où mourut le roi amautas Pachacuti VI, elle devrait donc se trouver à l’est d’Ayacucho. On connait déjà l’existence de Vilcashuamán à 120 km de Cuzco considéré comme le centre de l’empire inca et les ruines de Wari situé à 22 km au Nord Est de Ayacucho. Il est possible que la première ait eu un rôle identique à Cuzco pour cette partie. Il s’agirait d’une ville indiquant l’extrême Ouest du royaume Amautas. On y retrouve d’ailleurs des bains pour l’incas et d’autres édifices religieux similaires. Cela peut rappeler Tambomatchay et Kenk’o. Autre fait étonnant, si nous traçons une ligne perpendiculaire à la ligne Cuzco/Machu Picchu et passant par Vilcashuaman, elles se coupent dans une région proche de Vilcabamba (Espiritu Pampa).
Selon les écrits de Montesinos, les Amautas gagnèrent une bataille importante au col de la Raya puis perdirent une bataille importante à ce même col. C’est durant cette bataille que le roi amautas fut tué et son corps amené à Tampu tocco. Le problème est que le col de la Raya que l’on connait actuellement ne semble pas correspondre. Aucune ruine de forteresse, il se situe entre Cuzco et le Lac titicaca. Il est fort probable que le col de la Raya des écrits de Montesinos ne soit pas le col de la Raya connu actuellement.
Aujourd’hui il existe des relations conflictuelles entre les peuples des montagnes à l’est de Ayacucho et celles à l’Ouest. Une explication pourrait être à l’origine la haine historique des derniers incas pour le colonisateur espagnols, les anciens Amautas contre les Chancas et les Espagnols.
Je pense que la région d’origine des incas peut donc être considérée comme un losange dont un des cotés serait la ligne Cusco/ Vilcashuamán et le centre proche de Espiritu Pampa. La cité où les incas cachèrent l’or devait se situer dans la partie Nord de ce losange et c’est donc dans cette zone que je concentrerais mes recherches si je devais la chercher. J’ai déjà repéré certains lieux qui pourraient avoir été choisis pour y bâtir une cité importante. Les lignes naturelles formées par les anciennes terrasses incas dans les montagnes permettent de deviner leur présence autrefois.


Païtiti la cité du Savoir

Certains pensent qu’à Païtiti se trouve les secrets d’une écriture perdue. Pour affirmer l’existence d’une écriture, les historiens se basent sur l’existence du mot écriture dans le vocabulaire Quechua. Si on donne raison aux écrits de Montesinos encore une fois, pendant les périodes de trouble, un des roi Amautas, Pachacuti VII, fit interdire l’écriture, sous peine de mort, dans les régions qui étaient anciennement régit par son peuple. Ce pourrait être une lutte de pouvoir entre Païtiti et Tampu-tocco, le roi Amautas ne désirant pas que l’autre ville importante, Païtiti, puisse avoir une influence sur les esprits, décida d’empêcher leurs moyens de communication. Si c’est bel et bien dans la région abandonnée par les Amautas après leur défaite face aux Chancas, alors on peut facilement imaginer que Païtiti se trouverait bien au Nord, à l’est de Ayacucho, et aurait, à une époque, connu un développement ayant fait peur à leur ancienne dynastie. Par contre, la région étant humide, il est presque certain que toute écriture posée sur le papier sera perdue après plus de cinq siècles. Le seul espoir possible serait la conservation d’écrits sur des tablettes de pierre, ce qui est possible étant donné l’importance donnée à la roche dans la culture inca, ou la conservation dans un lieu fermé hermétiquement. On peu espérer que les ancêtres des incas aient eu le temps de comprendre que l’humidité était un problème dans la conservation de documents papier. Ont-ils trouvé une solution que nous ne connaissons pas ?    

Mon hypothèse sur l’emplacement de Païtiti.

Suite à mes observations satellite, j’ai observé une zone présentant une position et un aspect intéressants. Il s’agit de la région entre ces deux points : 12°33'27.26"S, 73°23'13.12"O et  12°29'34.55"S, 73°30'39.13"O. Cette zone se trouve dans la partie centrale de la partie nord du losange indiqué plus haut délimitant le royaume Amautas. Le premier de ces points semble indiquer des zones sans végétation d’une couleur orangé (fig 1). Couleur de la roche ou bien bâtiments ? Il est surtout intéressant de remarquer que cette différence de couleur est unique aux alentours. Pour l’autre point, la présence d’une superficie d’eau un peu en amont, entouré par la roche et la couleur blanche étrange au centre de la forêt m’ont encouragé à penser que ce lieu aurait pu être utilisé pour des rites (fig 2). Dans l’ensemble, cette zone présente un intérêt pour la migration des incas non négligeables. Les hauts sommets des montagnes permettent en effet en déplacement rapide dans une zone qui n’est pas envahit par la végétation. En outre, certaines retenue d’eau rendent possible l’établissement d’un groupe de personne. Le déplacement est ainsi largement simplifié.






















































































Fig 1
Zone Païtiti 1


Fig 2
Zone Païtiti 2


 
     
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