Tampu tocco, Machu Picchu et les mystères des cités incas

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Partie I : Les écrits de Fernando Montesinos

Cette recherche travaille énormément à partir des écrits de Montesinos qui ont souvent mauvaise réputation. Fernando Montesinos était un ecclésiastique et chroniqueur espagnol qui fut mis en relation avec des sages Queshua dont il utilisa les mémoires. On trouve dans les écrits de Montesinos des réponses sur le passé des incas et la dynastie dont ils seraient issus. J’ai considéré ces informations comme comprenant une part de réalité bien plus importante que celle acceptée aujourd’hui par les archéologues. Accepter le récit de Montesinos remet en cause l’hypothèse selon laquelle les incas seraient originaire de la région du Lac Titicaca et de la Bolivie, et celle faisant provenir les incas d’Amazonie.

Or nous disposons maintenant d’éléments nouveaux sur le style architectural propre des incas et leur façon de bâtir des cités. Le plus grand nombre de cité identifiée à ce jour possédant cette architecture se situe dans la vallée sacrée des incas qui s’étend au nord de Cuzco. De plus, des constructions possédant une méthode de planification similaire se retrouvent à Pachacamac et Pisco, bien plus au Nord. Les cités incas construites selon le schéma si propre aux incas semblent donc se situer au Nord.

Autre fait concordant, dans les écrits de Fernando Montesinos, les Amautas se battent contre les ennemis venant sur Sud et de l’Est et se réfugient à Tampu Tocco, délaissant Cuzco. Et lors de la conquête espagnole, les incas se retranchent dans le Nord, dans la vallée sacrée des incas, puis à Vitcos et Vilcabamba. Il est cohérent que dans les deux cas de retraite d’un même peuple, celui-ci se fasse en direction de son origine, qui serait donc le nord. L’histoire de l’humanité montre bien que quand un peuple connait une expansion par la guerre et qu’il rencontre soudain une perte de territoire, il se retranche vers son origine. Napoléon face aux Russes n’est pas parti vers la Turquie, les romains ne sont pas partis vers une autre destination que l’Italie. Ceci pour une raison simple, en temps difficile, les dirigeants ne pourraient trouver la sécurité au milieu d’un peuple conquis par lui, mais il chercherait à rester dans un territoire où les habitants lui sont fidèles. Ce qui peut expliquer la facilité rencontré par les conquistadors venant par le Sud. Cette partie étant récemment conquise par les incas, il s’agissait d’un peuple déjà prisonnier. Un envahisseur plutôt qu’un autre ne devait pas poser un problème immense et ils ne combattirent pas au départ pour protéger le territoire incas. Par contre les massacres et la volonté d’assouvir les incas à la religion catholique a surement été un facteur motivant pour se rebeller ensuite. Si la dynastie précédant les incas provenait de la région de Puno, il est fort probable qu’ils eussent choisis de partir dans cette direction pour y trouver des hommes afin de reprendre le combat. Le fait également d’appeler la ville de Cuzco ainsi (« nombril ») peut être une volonté de faire comprendre que l’empereur qui gouverne Cuzco est légitime dans les provinces qui s’étendent tout autour, dans les quatre directions cardinales. Une idée intelligente pour assouvir facilement les peuples situés au sud de la ville. La région située autour de Cuzco pourrait donc être une frontière historique entre plusieurs peuples importants, les Waris au Nord et les Tiwanakus au Sud. Par contre le pouvoir situé à Cuzco pourrait avoir changé de main entre ces différents peuples, à différentes époques, comme le suggèrent les écrits de Montesinos. Ceci peut expliquer que l’art originaire du sud et de Tiwanakus soit présent à Cuzco à une époque antérieure au premier inca.

Montesinos et les références catholiques

Les écrits de Montesinos sont souvent mis en doute car ils relient les incas à un supposé petit fils de Noé. Cependant, c’est une réflexion naturelle de la part d’un croyant catholique dès qu’il interprète la légende inca qui parle d’un déluge et de ses survivants. Un croyant catholique va avoir foi en sa religion et donc va considérer qu’il y a eu un déluge, et que le seul survivant fut Noé et sa famille. En rencontrant un peuple qui possède une légende aussi proche de celle ce Noé, bien qu’il pense que le dieu de ce peuple n’est pas le « vrai » dieu, il va expliquer la légende ou l’évènement historique en utilisant un fait qu’il juge véridique : l’existence à une époque d’un déluge sur la terre. Et pour qu’historiquement il puisse placer ce déluge bien avant la naissance du Christ et celle du premier roi de la dynastie supposée précéder les incas, il l’associe à un lointain petit fils de Noé.


La disparition de l’écriture chez les incas

En nous appuyant sur les écrits de Montesinos, si les incas descendent des Amautas, cela expliquerait que le mot Amautas ait été le nom des sages incas à l’époque Inca. Cela concorde parfaitement avec ses écrits stipulant qu’un des empereur Amautas, Pachacuti VII, à l’époque où il régnait à Tampu Tocco, créa une université appelée « Maison de l’Idolâtrie ». Accepter la pertinence des écrits de Montesinos amène donc à croire que les ancêtres des incas connaissaient l’écriture et que, sur une décision de Pachacuti VII, l’utilisation de l’écriture fut interdit et remplacée par les Quipus. L’absence de volonté de rapprocher cela à la religion catholique laisse supposer que Montesinos ne fait qu’écrire ce que les indiens de l’époque lui ont répété. Associer la disparition de l’écriture à une décision d’un empereur interdisant son usage au risque d’être exécuté et ayant lui-même crée une université pour apprendre à lire les Quipus semble être un fait extrêmement rationnel et ne présentant aucun signe lié à une croyance religieuse ou une légende. Il s’agit donc d’information pouvant être prises très au sérieux.

L’origine des dynasties précédant les incas selon Montesinos
En outre, les noms attribués aux empereur Amautas cités par Montesinos sont en accord avec ceux de la dynastie inca. Parmi la liste de nom, certains chercheurs ont distingué trois dynasties, Les dynasties Piruas, Amautas et de Tampu-tocco. Si les ancêtres des incas proviennent effectivement du Nord, on peut se demander si Pirua n’a pas de rapport avec la ville de Piura à la limite entre l’équateur et le Pérou.

Je pense que le travail Montesinos fut de récolté le maximum d’information, sans pour autant les vérifier. Il fit des assertions loufoques en rattachant les croyances catholiques qu’il pense d’une vérité absolue avec certaines légendes. En effet si Dieu à crée l’homme, les incas sont également des créatures de Dieu et leur histoire coupe forcément, à un moment, les écritures sacrées.

Partie II : Origine et migration

Partie III : Les incas aujourd'hui

Partie IV : Paratoari & Pusharo

Partie V : Païtiti : cité du savoir





 
     
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